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    • Le jardin : une ouverture du cocon sur l’extérieur

      Publié à 13 h 41 min par Antoine Bocheux, le octobre 26, 2024

      Nous l’avons vu le mois dernier dans cocon et dépendances, à l’intérieur de nos logements, nos cocons, nous vivons dans un milieu protégé. Protégé mais soumis à de nombreuses dépendances, parfois évidentes, parfois cachées. Dans un espace restreint de quelques dizaines de mètres carrés. Qui donne parfois l’impression d’être ouvert sur l’infini à travers des images et des mots. Accompagné d’un sentiment de n’avoir aucune prise sur le réel. Pour qu’y s’intéresse à la nature et plus particulièrement aux plantes, le jardin aide à créer des ponts entre le monde des livres et le monde réel.

      Le jardin se prête bien à l’observation du mouvement des plantes, ces êtres vivants fixes mais pas immobiles. Les observer, jour après jour, au même endroit est la meilleure façon de constater qu’elles changent et qu’elles grandissent. D’ailleurs, nul besoin d’être un fin observateur pour constater que l’herbe et les haies poussent. Ce mouvement est plus ou moins lent en fonction des saisons et du climat. S’il est impossible de l’observer en temps réel comme celui d’un oiseau qui s’envole sur une branche, il arrive toujours un moment où il faut bien constater que l’herbe a tellement poussé qu’elle rend les allées impraticables.

      Les livres de botanique incitent à observer de plus près le mouvement des plantes. Derrière le terme générique « herbe » se cachent des centaines d’espèces de plantes. Derrière chaque herbe, il y a une fleur en devenir, derrière chaque fleur fanée une graine qui après avoir patienté dans le sol donnera peut-être une nouvelle plante. Ce simple constat suffit à changer le regard sur la pelouse du jardin. Ce n’est plus seulement un tapis qu’il faut tondre quand il devient trop haut. C’est aussi une mosaïque de plantes. Avec un peut de patience, il devient possible de mettre un nom sur certaines d’entre-elles. De s’imaginer leurs aspects quand elles fleuriront. Les pâquerettes ou le plantain restent petits mais fleurissent vite. Résistant mieux que les autres aux passages réguliers des tondeuses on les trouve souvent dans nos jardins. Si l’on décide de tondre moins souvent certaines zones du jardin ce sont des herbes plus hautes qui fleurissent comme les oseilles sauvages (Rumex acetosa) ou les achillées mille feuille (Achillea millefolium). Le résultat sera différent en fonction des jardins et de la saison. Dans tous les cas des plantes plus ou ou moins spectaculaires finiront par fleurir.

      Quelques feuilles d’oseille sauvage ( (Rumex acetosa) au milieu de la pelouse …
      … fleurissent au printemps …

      Laisser les plantes fleurir, c’est aussi préserver une source de nourriture pour les insectes pollinisateurs. Tout le monde n’aime pas le lierre. Pourtant, an mois d’octobre, il suffit d’observer la vie grouillante autour d’un lierre en fleur pour se convaincre que c’est une source de nourriture bienvenue pour les insectes. Plus étonnant en fin de de printemps les oiseaux qui s’accrochent au pied d’oseille sauvage en fleur pour en manger les graines.

      … les oiseaux se régalent de leurs graines

      Le jardin est aussi un lieu où l’on peut appréhender les odeurs et les textures décrites dans les livres. Celles des plantes aromatiques comme la menthe, le thym ou le romarin mais aussi plus surprenante celle de la terre mouillé. La sentir et la toucher est une expérience à laquelle aucun livre ne peut complètement rendre justice même si l’on peut y apprendre que son odeur est due à des bactéries dans les prairies ou à des champignons dans les forêts.

      On peut parfois oublier la météo à l’intérieur du cocon, au jardin ses effets sont trop visibles pour les ignorer. Le manque d’eau y est visible avec le vert qui vire au jaune. La sécheresse finit par figer le mouvement des plantes comme le froid le fait en hiver. Sans chauffage ni climatisation sans autre réserve d’eau que celle contenue dans le sol, elles subissent de plein fouet les caprices de la météo. Dès que l’eau revient et que la température est favorable, elles reprennent leur mouvement. Le jardin est abrité mais pas protégé du monde du monde extérieur. Cette adversité n’empêche pas la nature de s’exprimer au jardin. Libre à chacun d’entre nous de lui laisser un peu plus de place. Juste pour le plaisir de la découvrir et de l’observer.

      Posté dans Nature | 2 Commentaires | Tagué botanique, Jardin, Nature, Photos
    • Voler de fleurs en fleurs

      Publié à 14 h 25 min par Antoine Bocheux, le août 15, 2023

      Souvent les livres permettent de s’extraire du quotidien, de voyager dans le temps et dans l’espace. Parfois, c’est plus rare, ils ouvrent un nouveau point de vue sur des lieux qui semblent familiers. C’est ce que j’ai ressenti à la lecture de l’effet papillon1, un livre présentant des photos de papillons en vol. Les photos sont de Ghislain Simard, elles sont commentées par l’entomologiste Vincent Albouy. L’arrière plan et les paysages autour des papillons me semblent familiers. Ils se rapprochent de ceux que je peux observer quand je m’assieds au bord d’une prairie pour regarder les fleurs. Une succession de tiges, de feuilles et de fleurs avec d’infinies nuances de couleurs et de formes. Immergés dans ce décor, les insectes se font rarement attendre. La végétation est la fois leur gîte et leur garde manger.

      Les papillons ne sont pas faciles à observer. Parfois il se laissent photographier, occupés à butiner sur une fleur ou à se réchauffer au soleil. Avec un peu de persévérance, j’ai pu distinguer leurs yeux sur mes photographies. Voir ci-dessous une de mes photos.

      Par contre, je n’ai jamais réussi à les photographier en vol comme Ghislain Simard. Réussir ce type d’image nécessite un matériel sophistiqué, un savoir faire et beaucoup de patience. Côté matériel, prévoir une barrière laser qui déclenche la prise de vue quand le papillon traverse le faisceau. L’appareil photo est lui posé sur un trépied, le cadrage de l’image et la mise au point de la zone de netteté étant réglés au préalable. Le temps de pose étant extrêmement court, des flashs sont également nécessaire pour éclairer les images. Une fois ce montage complexe installé reste à patienter jusqu’à ce qu’un papillon se présente. A l’arrivé de superbes images de papillons en vol permettant de saisir un instantané de ce qui est normalement invisible à l’œil humain. Vous pouvez en consulter certaines avec ce lien sur le site de la Salamandre, l’éditeur du livre

      On apprend beaucoup sur le vol des papillons à la lecture de ce livre. Premier constat, les papillons ont quatre ailes indépendantes les unes des autres ce qui confère à leur vol beaucoup de maniabilité et de précision. Elles sont à la fois souples et robustes, elles peuvent se tordre et se déformer. Certaines photos qui permettent de le constater sont saisissantes. Malgré leurs trajectoires qui peuvent parfois nous sembler imprévisibles et erratiques, elles permettent aux papillons de se déplacer avec précision en dépensant un minimum d’énergie. L’instabilité apparente de leur vol s’explique pour de nombreuses espèces par la faiblesse de leur poids par rapport à la surface de leurs ailes. De vrais poids plumes virtuoses des acrobaties en plein vol. Jusqu’à l’accouplement en plein vol que Ghislain Simard à réussi à saisir (p 80-81)

      Le principal objet de ces déplacements est de butiner de fleurs en fleurs pour se nourrir de leur nectar. Une tournée des bars à sucre, en quelques en sorte. Ce sucre, transformé en graisse, est leur carburant pour voler. Certaines espèces de papillons comme les belles dames ou les vulcains ne se contentent pas de voler de fleurs en fleurs. Ils se lancent dans de longues migrations portés par les vents et les courants thermiques. Se déplaçant parfois sur des milliers de kilomètres, en patientant à l’abri au ras du sol quand les vents sont contraires. Leur petite taille ne les empêchent pas d’être de grands voyageurs.

      Au delà de la prouesse technique que constituent ces images et des précieuses informations sur le vol des papillons que nous donnent les commentaires qui les accompagnent, beaucoup d’émotions se dégagent de ce livre. Les papillons se nourrissent du nectar tout en pollinisant les fleurs, voilà une relation harmonieuse. Harmonieuse également pour l’être humain qui l’observe en profitant à la fois de la beauté des fleurs et de celle des papillons. Juste le plaisir de partager une tranche de vie avec le vivant non humain. Les photos de Ghislain Simard font ressortir cette harmonie. Si certaines d’entre elles donnent à voir les détails des écailles des ailes des papillons ou des gros plans sur leurs yeux, beaucoup permettent de les observer en plan large, dans leur environnement au milieu des plantes. On peut alors imaginer que les tiges des fleurs sont des troncs d’arbres entre lesquelles les papillons slaloment, les fleurs des promontoires où ils se reposent et se restaurent et les arbres des montagnes qu’ils contournent ou qu’ils survolent. L’on se prend à rêver de changer d’échelle pour voler avec légèreté dans ce monde féerique. Féerie renforcée par la beauté des couleurs des flous en arrière plan des images qui rappelle les tableaux des peintres impressionnistes.

      Les textes qui accompagnent les photos nous renvoient à la triste réalité du fort déclin des papillons au cours des dernières décennies. Le plaisir de croiser des papillons devient de plus en plus rare. Vincent Albouy indique que les espèces autrefois courantes deviennent rares et que celles qui étaient rares disparaissent ou voient leurs aires de répartition dangereusement rétrécies. Ghislain Simard, explique qu’un autre photographe lui a conseillé de photographier les papillons tant qu’il y en a encore. Le parallèle entre les progrès du matériel photographique qui permet de saisir ces images et celui du déclin des papillons est saisissant.

      Pour finir sur une note positive, les auteurs nous rappellent combien il est important de laisser fleurir des fleurs sauvages dans les jardins et les champs pour préserver les papillons. Tondre à ras la pelouse plutôt que de laisser fleurir les plantes sauvages est un choix souvent motivé par des raisons esthétiques. En feuilletant ce livre on ne peut pourtant que constater à quel point la beauté est du côté des fleurs sauvages et des papillons.

      1Ghislain Simard  et Vincent Albouy, L’effet papillon, La Salamandre, 160 pages, 2023

      Posté dans Nature | 0 Commentaire | Tagué Jardin, Nature, Papillons, Photos
    • Où en sont nos relations avec le vivant non-humain ?

      Publié à 19 h 45 min par Antoine Bocheux, le juin 27, 2021

      Le mot nature revient souvent dans « les champs de mes rêves ». Pour la définir, je reprends la définition de François Terrasson, la nature c’est « ce qui existe en dehors de toute action de la part de l’homme » J’aime utiliser ce mot qui est comme une porte ouverte vers l’altérité des plantes, des animaux et des micro-organismes. Pour parler du vivant non humain, je le préfère généralement à biodiversité qui se prête mieux aux inventaires chiffrés. Compter les écosystèmes, le nombre d’espèces, la diversité génétique au sein de chaque espèce… C’est un bon thermomètre pour mesurer la diversité du vivant. Mais il peut mettre à distance avec l’objet étudié, le réduire à une série de données. En poussant ce raisonnement à l’extrême, on risque d’employer le mot biodiversité pour décrire une banque de gènes conservée dans des ordinateurs.

      Le mot nature renvoie à quelque chose de plus concret, tangible, palpable. Pas seulement à des connaissances, à des questions ou un inventaire de la faune et de la flore. Il évoque avant tout une expérience sensorielle. La regarder, l’entendre, la sentir, la toucher. Pour que le charme opère, il faut une relation directe avec elle. Voir un chêne ou un chevreuil, entendre le chant des oiseaux, sentir l’odeur de la mélisse, tâter la rugosité d’une feuille de consoude, goûter une mûre. Autant de plaisirs concrets et irremplaçables. Qui se font de plus en plus rares alors que les zones urbaines, les monocultures de céréales et les plantations d’arbres ne cessent de gagner du terrain. S’imaginer que la nature existe encore dans des réserves lointaines ou dans des banques de gènes ne comblera pas ce manque.

      En évoquant son attirance pour la nature, on peut avoir le sentiment d’être proche du vivant non-humain. Proche, peut-être, pourtant en utilisant le mot nature on part implicitement du postulat qu’il y a une césure infranchissable entre les humains et le reste du vivant. Cette cassure nous semble aller de soi. Or ce n’est pas le cas. En étudiant des civilisations lointaines ou disparues les anthropologues et les historiens nous prouvent que ce qui nous semble normal et immuable ne l’est pas pour tout le monde. Et ne l’était pas pour nos ancêtres. Leurs recherches peuvent nous aider à faire un pas de côté pour changer de point de vue. C’est ce que nous propose de faire l’anthropologue Philippe Descola. Suite à ses observations auprès des indiens Achuars en Amazonie et à l’analyse du travail de ses collègues, il a constaté que la séparation entre les humains et le reste du vivant n’a que quelques siècles et concerne seulement l’occident. Pour les Achuars, il n’y a pas de nature car il ne font pas de différence entre les humains et les non humains avec qui ils communiquent à travers leurs rêves et leurs rîtes.

      Le dimanche 13 juin 2021, Philippe Descola était l’invité du Grand Atelier sur France Interi. Deux heures lui étaient consacrées pour présenter les grandes lignes de sa pensée. Quatre invités l’accompagnaient. L’historien médiéviste, Pierre Olivier Dittmar, qui étudie les relations entre les humains et les non-humains au Moyen-Age. Il y retrouve des similitudes avec les observations de Philippe Descola. Chronologiquement plus près de nous, l’auteur de bandes dessinés Alessandro Pignocchi imagine avec humour comment nos vies pourraient être transformées si nous avions des rapports aux non-humains semblables à ceux des achuars. La réalisatrice Eliza Levy suit Philippe Descola à Notre Dame des Landes. Où il observe avec intérêt le projet de société qui s’y dessine. Peut-être un laboratoire pour inventer des relations différentes entre les humains et le reste du vivant.

      Le jardinier paysagiste Gilles Clément conçoit lui des jardins laissant une large place aux plantes qui poussent spontanément. Pour parler de ses jardins il préfère ne pas parler de nature mais simplement du vivant. Ce choix sémantique a le mérite de nous rappeler que la nature est vivante.

      Nature, vivant, relation humains non-humains, ces mots nous questionnent sur la place que nous laissons au vivant autour de nous. Contrairement à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs et paysans, nous ne connaissons plus les plantes et les animaux que nous mangeons. Notre relation avec le vivant qui nous nourrit est réduite à une portion congrue. Cette distanciation a forcément des conséquences sur nos relations avec le vivant non humain. Accepterions nous la façon dont les animaux d’élevage sont traités si nous étions en relations avec eux ? Beaucoup d’entre nous habitent en ville et ont rarement l’occasion de se promener dans les champs ou en forêt. Quel contact leur reste-t-il avec le vivant non humain ? Les animaux de compagnie dont la présence comble peut-être un manque. Les parcs et les jardins, îlots de végétation dans le tissu urbain, sont sûrement le dernier endroit où beaucoup d’entre nous peuvent encore côtoyer régulièrement le vivant non humain.

      Si l’évocation de la nature et les travaux de Philippe Descola nous font rêver, c’est peut-être parce qu’ils renvoient à une profonde aspiration de contacts et de relations avec le vivant non-humain. Nos derniers liens avec lui sont vacillants, les préserver et en créer de nouveaux semble essentiel pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.

      ihttps://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-atelier/le-grand-atelier-13-juin-2021

      Posté dans Nature | 0 Commentaire | Tagué Histoire, Jardin, Nature
    • Comment façonner son jardin avec une tondeuse et la nature ?

      Publié à 21 h 13 min par Antoine Bocheux, le avril 26, 2020

      Au jardin comme dans les champs, nous pouvons choisir de laisser une place plus ou moins grande à la nature. C’est un lieu où notre rapport avec elle peut s’exprimer avec force, où nous la façonnons avant tout en fonction de critères esthétiques. Ce qui est beau ou ce qui est laid, ne se décrète pas, nous le ressentons viscéralement. Je fais partie de ceux qui aiment les jardins où elle a toute sa place. J’ai bien conscience que ce ressenti est loin de faire l’unanimité. Je constate également que le goût pour le jardinage avec la nature est de plus en plus partagé.

      Je voudrais vous parler ici du jardin en mouvement, un concept imaginé par le jardinier paysagiste Gilles Clément. Je l’ai découvert il y a environ 10 ans dans son ouvrage « où en est-on avec l’herbe ? : Réflexions sur le Jardin Planétaire ». 10 ans, c’est long, je n’ai plus mes notes de lecture sous la main au moment d’écrire ce texte. Je tiens à vous en parler quand même, sans avoir l’ambition de vous le présenter dans sa globalité mais en insistant sur une idée qui a changé ma façon de jardiner : il est possible, souhaitable et utile de ne pas tondre la totalité de son jardin. Certaines zones peuvent être tondues régulièrement. D’autre une fois sur deux ou sur trois. D’autre une fois par an. En procédant ainsi, comme le ciseau d’un sculpteur, la tondeuse créé du relief dans le jardin. Elle devient également un crayon qui permet de dessiner des formes, géométriques comme des allées, ou aléatoires en contournant les plantes que l’on souhaite laisser fleurir. En anticipant la couleur de ces fleurs, elle devient également la palette de couleurs du peintre avec le rouge de l’oseille sauvage, le jaune des pissenlits, le bleu de la sauge des prés ou le blanc de l’achillée millefeuille.

      Le jardin en mouvement porte bien son nom, il induit le mouvement. Alors que les massifs de fleurs plantées sont fixes, les îlots de fleurs du jardin en mouvement se déplacent. Elles se ressèment toutes seules mais pas au même endroit d’une année sur l’autre. La forme du jardin change ainsi d’année en année pour les suivre mais aussi de saison en saison. Par exemple, une fois que l’oseille sauvage a dispersé ses graines, elle peut-être tondue pour laisser éclore plus loin de nouveaux îlots d’ achillée millefeuille.

      Cette façon d’apprendre à faire moins pour laisser plus de place à la nature et un bonheur quand on aime contempler un petit coin de nature au seuil de sa porte.Elle permet d’assouvir sa curiosité pour la botanique pour reconnaître avant fleuraison les fleurs que l’on souhaite voir s’épanouir et mettre un nom sur celles qui poussent toutes seules dans les zones épargnés par la tondeuse. Elle donne la satisfaction d’observer les insectes qui butinent sur les fleurs, les plantes sauvages leur sont plus favorables que leurs cousines ornementales. Même les oiseaux en profitent, les plus petits d’entre eux s’accrochent aux tiges d’oseille sauvage pour picorer leurs graines.

      Des îlots d’oseille sauvage

      De la nature, du mouvement mais un jardin avant tout, avec des allées régulièrement tondues pour circuler et des passages de tondeuse suffisamment fréquents et ciblés pour ne pas voir son jardin se transformer en friche. Et beaucoup d’autres choses encore… Un terrain de jeu pour observer la nature à sa porte Une création en modelant les îlots fleuris au fil des saisons . Un jardin fleuri sans planter une fleur, 100 % local sans engrais ni pesticides !Sans déchets non plus, il n’est pas nécessaire de ramasser la tonte, elle sera mangée par les habitants du sol qui le transformeront en nourriture pour les plantes et la boucle sera bouclée. A moins que vous ne préfériez la ramasser pour pailler une parcelle de permaculture, mais ça c’est autre histoire!

      Pour aller plus loin :

      Gilles CLEMENT, Où en est l’herbe ? : Réflexions sur le Jardin Planétaire, Actes Sud, 155 pages, 2006

      Une interview de Gilles Clément en 5 épisodes dans l’émission A Voix Nue sur France Culture : https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/gilles-clement-0

      Posté dans Nature | 1 commentaire | Tagué Jardin, Nature
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