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    • Brumes d’hiver

      Publié à 23 h 26 min par Antoine Bocheux, le décembre 31, 2021

      Décembre marque l’entrée de plein pied dans l’hiver. La végétation toujours fixe est maintenant immobile. Elle se fige pour quelques mois. Le temps de laisser passer les longues nuits d’hiver. Cette période autour de Noël où la nuit est beaucoup plus longue que le jour, le royaume de lune plus persistant que celui du soleil. Certains jours, quand le brouillard s’installe, le manteau de l’hiver est encore plus enveloppant. Une fois quittée la ville, ses réverbères et ses décorations de Noël, les repères s’estompent, le chemin le plus familier prend l’apparence d’un labyrinthe inextricable. Plus tempérée dans son ardeur, la brume donne à voir les paysages différemment, elle les laisse entrevoir sans les recouvrir d’un voile impénétrable.

      Entre chien et loup, elle donne à voir et à imaginer sous un nouvel aspect, les chemins et les lisières les plus familiers. Le regard butte sur ces nappes de brumes plus ou moins épaisses comme sur les parois d’une montagne ou la lisière d’une forêt. Elles forment un nouvel horizon qui se substitue à celui que l’on découvre par temps clair. Elles recouvrent comme une voûte les paysages familiers qui se dérobent au regard. Quelques pas de plus et les silhouettes familières des arbres finissent par apparaître, d’abord estompées puis un peu plus nettes. Derrière elles, le regard ne peut pas traverser la brume. Il ne reste plus qu’à imaginer ce qui est suggéré. Se souvenir, peut-être, des paysages familiers croisés la veille, des vastes champs dénudés, du chemin, de la route au loin, des fils électriques, de l’écho des voitures et des bruits de la ville. Aujourd’hui tout cela semble enveloppé dans la brume. Les bruits sont ouatés, l’air humide chatouille la peau et rentre dans les poumons.

      La présence humaine devient plus diffuse et se résume au fil blanc du chemin. Le reste est recouvert. Sans ces repères, la présence de la nature devient plus forte. L’imagination et le rêve peuvent prendre le pouvoir. Imaginer une épaisse forêt avec de grands arbres cachés par la brume. Un grand bocage avec un dédale de chemins creux. Des rivières à l’eau transparente serpentant librement. De grands animaux cheminant tranquillement à quelques pas. Cette période de fin d’année étant le temps des vœux, c’est le moment de rêver tapi derrière la brume. Ce qui se dévoile au regard prend un autre sens quand on ne le distingue pas clairement. La brume est comme la toile d’un peintre qui suggère plus qu’il ne montre. Elle laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. Rêve de nature dans un monde inconnu qui n’existe plus ou tout simplement envie de remonter le chemin pour retrouver la ville, ses rues rectilignes et ses illuminations de Noël.

      Posté dans Nature | 0 Commentaire | Tagué Nature
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